Un rival de trop : meurtre, jalousies et secrets industriels dans les coulisses de Rosenheim**

 

Un rival de trop : meurtre, jalousies et secrets industriels dans les coulisses de Rosenheim**


Dans cet épisode particulièrement rythmé des Rosenheim-Cops, l’intrigue s’ouvre sur une découverte macabre qui plonge immédiatement les enquêteurs dans un mélange explosif de rivalités professionnelles, de rancœurs personnelles et de tensions à peine dissimulées. Fidèle à l’esprit de la série, l’enquête criminelle se mêle à des touches d’humour bavarois et à des situations du quotidien qui animent le commissariat, sans jamais faire retomber la pression dramatique.

Tout commence à l’aube, lorsqu’un commerce attire l’attention par un détail inquiétant : la boutique d’électroménager de Georg Seibold est ouverte alors qu’elle devrait être fermée, et les lumières sont encore allumées. Rapidement, les craintes se confirment. À l’intérieur, dans l’entrepôt encombré de bobines de câbles et de matériel électrique, le corps sans vie du propriétaire est retrouvé. Georg Seibold gît au sol, mort, victime d’une agression violente. L’absence totale de traces d’effraction intrigue immédiatement les enquêteurs. Rien n’a été forcé, aucune serrure n’a été endommagée. Le meurtrier n’est pas entré par hasard : il connaissait les lieux et s’y déplaçait avec assurance.

Près du corps, les policiers découvrent une paire de ciseaux ensanglantée, provenant directement du stock du magasin. Ce détail oriente rapidement l’enquête vers une hypothèse troublante : l’arme du crime n’a pas été apportée de l’extérieur, mais saisie sur place, suggérant une confrontation soudaine qui aurait dégénéré. Tout porte à croire que le meurtre n’était pas prémédité, mais le résultat d’une colère incontrôlée.

Les résultats de l’autopsie viennent confirmer cette impression. Georg Seibold a été poignardé peu après minuit, le coup porté ayant été immédiatement fatal. Plus troublant encore, le médecin légiste met en évidence des blessures plus anciennes, datant de quelques jours seulement. Des traces de coups et de contusions laissent penser que la victime s’était déjà retrouvée mêlée à des altercations violentes récemment. Le climat autour de Seibold était manifestement tendu, et le meurtre semble être l’aboutissement d’une série de conflits latents.

Très vite, les enquêteurs s’intéressent à la vie professionnelle du défunt. Georg Seibold était un entrepreneur prospère, connu pour son sens aigu des affaires, mais aussi pour son caractère dur et peu conciliant. Son succès financier s’était bâti au prix de nombreuses inimitiés. Dans le milieu, il était redouté autant que respecté, et nombreux étaient ceux qui lui reprochaient ses méthodes agressives.

Parmi les suspects potentiels, un nom ressort rapidement : Lambert Pollner, un concurrent direct. Autrefois sur un pied d’égalité avec Seibold, Pollner a vu son entreprise sombrer après un important dégât des eaux, aggravé par des cotisations d’assurance impayées. La faillite qui s’en est suivie a ruiné sa carrière et son avenir professionnel. Pollner n’a jamais caché sa rancœur, accusant ouvertement Seibold d’avoir profité de la situation pour récupérer des clients et accélérer sa chute. Les tensions entre les deux hommes étaient connues de tous, et plusieurs témoins confirment que leurs disputes avaient parfois frôlé l’affrontement physique.

Cependant, lorsque les enquêteurs interrogent Pollner, un obstacle majeur apparaît : son alibi. Sa femme affirme qu’il se trouvait à la maison au moment du meurtre. Bien que son ressentiment soit évident et son mobile plausible, les preuves manquent pour l’incriminer directement. Cette impasse oblige les policiers à élargir leurs recherches.

L’enquête se déploie alors dans toutes les directions. Clients mécontents, anciens partenaires évincés, employés humiliés : le passé de Seibold est passé au crible. Peu à peu, se dessine le portrait d’un homme qui a laissé derrière lui une traînée de frustrations et de colères contenues. Chaque nouvelle piste révèle un conflit oublié, une promesse non tenue ou une rivalité étouffée trop longtemps.

Parallèlement à l’enquête, la vie au commissariat suit son cours, ponctuée de petites tensions et de situations cocasses qui apportent un contrepoint plus léger à l’intrigue principale. Les échanges piquants entre collègues, les malentendus et les rivalités bon enfant rappellent que, derrière les enquêtes criminelles, les enquêteurs restent des êtres humains avec leurs propres préoccupations.

Au fil des interrogatoires et des recoupements, une vérité s’impose peu à peu : le meurtre de Georg Seibold n’est pas le fruit d’un plan savamment élaboré, mais l’explosion finale d’un climat empoisonné par la concurrence et la jalousie. La personne responsable n’avait sans doute pas l’intention de tuer en entrant dans le magasin cette nuit-là, mais la confrontation avec Seibold a fait ressurgir trop de colère, trop de rancune accumulée.

Lorsque les pièces du puzzle finissent par s’assembler, les enquêteurs comprennent que ce drame aurait pu être évité. Si les conflits avaient été désamorcés plus tôt, si les rancœurs n’avaient pas été entretenues, la violence n’aurait peut-être jamais éclaté. Mais dans cet univers où la réussite des uns se fait parfois au détriment des autres, la frontière entre rivalité et haine s’est révélée dangereusement fragile.

Cet épisode se conclut ainsi sur une note à la fois amère et fidèle à l’esprit de Die Rosenheim-Cops : derrière l’humour et la légèreté apparente, il rappelle que la jalousie et la pression de la concurrence peuvent mener à des actes irréversibles. Un rival de trop, une dispute de trop, et tout bascule.