La Promesa : Ángela au bord de l’internement tandis que Manuel et Leocadia s’engagent dans une guerre sans retour

 
La Promesa : Ángela au bord de l’internement tandis que Manuel et Leocadia s’engagent dans une guerre sans retour

Le chapitre diffusé le lundi 12 janvier s’impose comme l’un des épisodes les plus sombres et les plus étouffants de La Promesa. Le palais, autrefois théâtre de jeux de pouvoir feutrés, se transforme en un champ de bataille émotionnel où la manipulation, la peur et la domination écrasent toute tentative de compassion. Chaque couloir résonne de menaces à peine voilées, et chaque silence devient une arme. Au cœur de cette tempête se trouve Ángela, piégée entre un mariage imposé et une menace encore plus cruelle : l’internement psychiatrique.

La décision de Lorenzo de soumettre Ángela à une évaluation mentale agit comme une onde de choc. Ce qui est présenté comme une mesure médicale apparaît rapidement pour ce qu’elle est réellement : une condamnation déguisée. Lorenzo ne cherche pas à protéger Ángela, mais à la briser. S’il ne parvient pas à l’épouser, il est prêt à la faire passer pour instable et à l’effacer de la vie sociale du palais, comme si elle n’avait jamais existé. Le personnel, horrifié, assiste à cette dérive autoritaire, tandis que la famille Luján commence à mesurer l’ampleur du plan et le danger qu’il représente.

Ángela apparaît alors totalement épuisée. Les menaces répétées, la pression constante et l’absence d’issues possibles l’ont conduite à une résignation glaçante. Pour elle, le choix est d’une cruauté implacable : accepter une union sans amour ni liberté, ou disparaître derrière les murs d’un sanatorium. Peu à peu, elle semble accepter l’idée qu’elle n’a peut-être plus la force de lutter. Cette apparente reddition bouleverse ceux qui l’aiment, car tous savent qu’Ángela n’est ni folle, ni incapable de décider pour elle-même. Elle est simplement acculée par un homme qui utilise les règles sociales, le prestige et la peur comme instruments de contrôle.

Mais face à l’oppression, la résistance s’organise. Contrairement à ce que Lorenzo espère, la soumission n’est pas au rendez-vous. Curro, Manuel et une grande partie du service refusent d’accepter ce destin injuste. Ils comprennent que si Ángela tombe, personne n’est à l’abri. Dans l’ombre, des conversations chuchotées s’échangent, des plans désespérés se dessinent. L’objectif est clair : empêcher qu’Ángela soit déclarée incapable ou transférée dans une institution. Le service cesse d’être un simple spectateur et devient un acteur central de la lutte, incarnant la loyauté face à l’abus de pouvoir.

Pendant que le drame d’Ángela atteint son paroxysme, une autre inquiétude plane sur le palais : Carlo a disparu depuis la veille. Son absence suscite des soupçons parmi les domestiques, qui sentent que quelque chose de grave s’est produit. Une seule personne connaît la vérité : Pía. Pourtant, elle choisit de se taire. Un silence lourd de peur et de conséquences, qui n’a rien d’innocent. María, de son côté, remarque ce changement d’attitude. Pía l’évite, esquive son regard, et María devine que tout est lié à Carlo. Ce qu’elle ignore, c’est que le jeune homme détient déjà un secret capable de bouleverser l’équilibre des forces au sein du palais.

Sur un autre front, Jacobo est incapable de trouver la paix après la confession de Martina. Le baiser qu’elle a échangé avec un autre homme n’est pas, pour lui, une simple erreur, mais une blessure profonde. Obsédé par la vérité, il est déterminé à découvrir l’identité de cet homme, quitte à pousser leur relation au bord de la rupture. Sa quête illustre le conflit entre l’orgueil et l’amour, et menace de faire éclater des vérités enfouies depuis trop longtemps.

L’épisode s’attarde également sur Cristóbal et Teresa, tous deux au bord du gouffre émotionnel. Le baiser qu’ils ont partagé a réveillé des sentiments qu’ils ne peuvent plus ignorer. Une conversation s’impose, mais elle est dangereuse. Chaque mot peut les rapprocher définitivement ou provoquer une fracture irréparable. Leur tension n’est pas seulement romantique, elle est aussi morale, car chacun redoute les conséquences de ses choix autant qu’il désire aller plus loin.

Margarita tente une dernière fois de raisonner Lorenzo. Elle lui parle d’humanité, de limites, des conséquences irréversibles de ses actes. Mais Lorenzo reste inflexible. Pour lui, tout est déjà décidé : sans mariage, il y aura réclusion. Il est persuadé que c’est la seule façon de justifier la disparition d’Ángela et de préserver son image. À cet instant, Margarita comprend qu’il n’y a plus de retour en arrière. La menace est réelle, imminente et dévastatrice.

Comme si la tension n’était pas déjà à son comble, Manuel franchit un point de non-retour. Il affronte Leocadia et lui lance une menace directe : il ne s’arrêtera pas tant qu’elle ne sera pas expulsée du palais. Cette déclaration marque le début d’une guerre ouverte. Plus de stratégies en coulisses, plus de faux-semblants. Leocadia, loin de reculer, accepte le défi. La lutte pour le pouvoir, le contrôle du palais et l’avenir de ses habitants devient frontale et impitoyable.

Cet épisode du 12 janvier s’impose ainsi comme un véritable tournant. Toutes les intrigues convergent vers un point de rupture. Ángela est au bord de l’internement, Lorenzo révèle un visage plus dangereux que jamais, les secrets deviennent trop lourds à porter et les alliances se tendent jusqu’à menacer de se briser. La question n’est plus de savoir si la tragédie éclatera, mais quand, et qui elle entraînera dans sa chute.

La Promesa démontre une fois de plus sa force en poussant ses personnages dans leurs derniers retranchements, les obligeant à choisir entre obéir ou lutter, aimer ou survivre. En ce lundi décisif, chaque décision aura un prix, et aucun personnage ne sortira indemne de la guerre désormais déclarée.