Die Rosenheim-Cops – “Mozart oublié” : un festival prestigieux, un meurtre au cœur des archives et une double vie révélée

 


Die Rosenheim-Cops – “Mozart oublié” : un festival prestigieux, un meurtre au cœur des archives et une double vie révélée

Dans cet épisode marquant de Die Rosenheim-Cops, l’intrigue mêle culture, ambitions démesurées et drame criminel, le tout sur fond d’un événement censé célébrer le patrimoine de la ville de Rosenheim. Alors que la population se prépare à honorer un compositeur local tombé dans l’oubli, une mort brutale vient transformer les festivités en enquête complexe, où rien ni personne n’est vraiment innocent.

Tout commence avec l’annonce d’un grand projet culturel : le tricentenaire de Johann-Baptist Knauff, compositeur peu connu mais natif de Rosenheim, que certains surnomment avec ironie “le petit frère de Mozart”. Pour réparer l’injustice de l’Histoire et redonner à Knauff la place qu’il mérite, l’ambitieux organisateur d’événements Hubertus Wallner imagine une célébration grandiose. Son objectif est clair : faire de cet anniversaire un événement d’envergure nationale, capable d’attirer médias et touristes.

Afin d’assurer le succès du festival, Wallner parvient à convaincre Fabrizio Frey, un musicien pop renommé venu de Graz, de participer à la manifestation. Cette collaboration prestigieuse doit donner un coup de projecteur moderne à l’hommage rendu au compositeur classique. Toutefois, derrière l’enthousiasme affiché, la réalité financière s’avère beaucoup plus fragile. Les calculs de Wallner sont excessifs, les dépenses explosent, et le projet commence à inquiéter ceux qui craignent une catastrophe budgétaire.

C’est dans ce contexte déjà tendu qu’un drame survient. Au petit matin, dans le calme feutré des archives municipales de Rosenheim, le corps sans vie de Dietmar Winscheck est découvert. L’homme, employé du service des archives, est retrouvé mort dans son lieu de travail. Ironie tragique : c’est Fabrizio Frey lui-même qui fait la macabre découverte. Le musicien avait rendez-vous avec l’archiviste pour consulter certains documents liés à Johann-Baptist Knauff.

Les commissaires Sven Hansen et Korbinian Hofer sont immédiatement dépêchés sur place. Ils rencontrent la docteure Konstanze Engelhardt, directrice du service des archives, profondément choquée par la mort de l’un de ses employés. Très vite, l’enquête s’oriente vers l’entourage proche de la victime. Dagmar Winscheck, l’épouse de Dietmar, se montre effondrée et décrit son mari comme un homme discret et sans histoires. Pourtant, les premières vérifications font apparaître des fissures dans ce tableau trop parfait.

En creusant la vie privée du défunt, les enquêteurs découvrent que le mariage des Winscheck était loin d’être aussi harmonieux que Dagmar le prétendait. Femme d’affaires prospère à la tête d’une société immobilière, elle menait une existence bien remplie… et pas toujours fidèle. Les policiers mettent au jour une relation extraconjugale entre Dagmar et son collègue Thomas Gerber. Cette révélation change radicalement la perception de l’affaire.

Hansen et Hofer envisagent alors un scénario troublant : Dietmar aurait découvert la liaison de sa femme et aurait menacé de la révéler ou d’en tirer des conséquences juridiques. Cette hypothèse donne soudain un mobile crédible au meurtre. Thomas Gerber devient un suspect sérieux, tout comme Dagmar, désormais sous forte pression. Les enquêteurs s’interrogent : s’agit-il d’un crime passionnel ? Les amants auraient-ils agi ensemble pour se débarrasser d’un mari devenu trop encombrant ?

Pendant que l’enquête progresse, le festival Knauff continue de s’imposer dans le quotidien des personnages secondaires. Marie et Achtziger se retrouvent impliqués dans l’organisation de l’événement, collaborant étroitement avec Fabrizio Frey. Cette immersion dans le monde de la culture et du spectacle apporte une touche plus légère à l’épisode, sans pour autant faire disparaître la tension générale.

Une scène en particulier illustre parfaitement cet équilibre entre sérieux et humour propre à Die Rosenheim-Cops. Pour une réunion avec le musicien, la secrétaire Stockl commande une eau minérale très spéciale, au prix exorbitant. Ce détail, en apparence insignifiant, provoque des réactions amusées et parfois agacées au commissariat, rappelant que même au cœur d’une enquête pour meurtre, les petits tracas du quotidien ne disparaissent jamais.

Au fil des interrogatoires et des recoupements, les policiers affinent leur compréhension de l’affaire. Les mensonges, les demi-vérités et les non-dits finissent par se fissurer. L’image de la victime évolue elle aussi : Dietmar Winscheck n’était peut-être pas aussi naïf ou passif qu’on aurait pu le croire. Plus l’enquête avance, plus il devient évident que sa mort est liée à des secrets bien gardés et à des intérêts personnels.

Cet épisode de Die Rosenheim-Cops illustre une nouvelle fois la capacité de la série à mêler intrigue criminelle solide, critique sociale discrète et moments de légèreté. Entre un hommage culturel menacé par la démesure, une double vie conjugale révélée et un meurtre au sein même des archives de la ville, “Mozarts kleiner Bruder” démontre que, derrière les apparences respectables, se cachent souvent des vérités bien plus sombres.