La Promesa : L’adieu de Lope marque la fin d’une ère — quand le départ d’Enrique Fortún bouleverse l’âme du palais
La Promesa : L’adieu de Lope marque la fin d’une ère — quand le départ d’Enrique Fortún bouleverse l’âme du palais
Dans La Promesa, un chapitre essentiel vient de se refermer avec le départ d’Enrique Fortún, une annonce qui a profondément marqué les fidèles de la série. Confirmée à l’écran le 23 décembre, la sortie de son personnage, Lope, s’inscrit dans un tournant narratif majeur, symbolisant à la fois la conclusion d’une étape fondatrice pour la fiction de TVE et un moment charnière dans la carrière de l’acteur. Ce départ, loin d’être anodin, résonne comme un écho à celui d’Ana Garcés, sa compagne dans la vie réelle, qui avait quitté la série plus tôt, laissant déjà un vide difficile à combler.
La disparition de Lope de l’intrigue intervient à la suite d’un saut temporel et de plusieurs événements scénaristiques qui referment son arc sans véritable retour en arrière. Ce choix narratif, volontairement abrupt, donne au personnage une sortie discrète mais lourde de sens. Dès le lendemain, un détail n’échappe pas aux spectateurs les plus attentifs : la nouvelle version du générique, diffusée le 24 décembre, ne mentionne plus ni le nom ni l’image d’Enrique Fortún. Ce changement visuel agit comme une confirmation silencieuse, mais définitive, de son départ.
Peu après, l’acteur lui-même prend la parole sur les réseaux sociaux. Dans un message empreint d’émotion, il revient sur ces trois années passées au sein de La Promesa, qu’il décrit non pas seulement comme un travail, mais comme une seconde maison, une véritable famille. Il souligne la chance qu’il a eue de faire partie du projet dès ses débuts, d’en avoir accompagné la naissance et la croissance, et d’avoir vu la série s’imposer comme l’une des fictions quotidiennes les plus suivies. Ses mots traduisent une gratitude sincère envers l’ensemble de l’équipe, des scénaristes aux costumiers, en passant par la production et les figurants, ainsi qu’envers ses partenaires de jeu, avec qui il a partagé des années de tournage intense.

Le parallèle avec le départ d’Ana Garcés s’impose naturellement. Elle fut l’une des premières actrices à apparaître dans la série et son absence avait déjà laissé une impression de manque, tant sur le plan narratif qu’émotionnel. Aujourd’hui, avec la sortie de Fortún, ce sentiment se ravive. Lope était devenu, au fil des saisons, l’un des personnages les plus appréciés du public, reconnu pour son charisme, sa sensibilité et sa profondeur humaine. Sa popularité rend la nouvelle encore plus surprenante et, pour certains fans, difficile à accepter.
Pendant près de trois ans, Lope a évolué d’un simple domestique au sein du palais des Luján à un cuisinier respecté, doté d’un tempérament vif mais profondément noble. Il incarnait une figure de confiance, un confident discret, capable de naviguer entre les intrigues des nobles et les tensions parmi les serviteurs. Sa présence apportait un équilibre précieux, mêlant chaleur humaine, humour subtil et sens aigu de la justice. Sa sortie, officialisée à la fin de l’année 2025 lors de la cinquième saison, marque donc bien plus qu’un simple changement de casting : elle symbolise la fin d’un pilier de la série.
Dans son message d’adieu, Enrique Fortún résume cette expérience comme une étape qui se ferme, tout en mettant en avant la richesse des liens humains tissés au fil du temps. Il remercie également le public, dont le soutien constant a accompagné Lope tout au long de son parcours. Pourtant, malgré cette reconnaissance, la réaction des spectateurs reste partagée. Beaucoup regrettent l’absence d’un véritable point final narratif, estimant que le personnage méritait une conclusion plus développée, à la hauteur de son importance. Pour eux, cette sortie donne l’impression d’une porte refermée trop vite, presque en silence.
Sur le plan scénaristique, la cinquième saison introduit de nombreux bouleversements. De nouveaux personnages gagnent en visibilité, les intrigues se complexifient et les rapports de force se redessinent. Le départ de Lope s’inscrit dans cette dynamique de renouveau, mais il laisse un vide évident parmi les serviteurs du palais. Sans lui, les responsabilités se redistribuent, les secrets s’accumulent et les tensions, autrefois atténuées par sa présence, éclatent plus facilement.
L’atmosphère du palais s’en trouve transformée. Les moments de légèreté, souvent portés par Lope, se font plus rares, laissant place à une ambiance plus lourde, dominée par les intrigues et les rivalités. Les scénaristes exploitent cette absence pour approfondir les conflits internes, tant chez les domestiques que chez les nobles. Un nouveau personnage, possiblement un apprenti cuisinier ou un serviteur au passé trouble, fait son apparition pour tenter de combler partiellement le vide laissé par Lope, tout en apportant une énergie différente et de nouvelles pistes narratives.
Chez les nobles, l’impact est plus indirect mais tout aussi significatif. Lope jouait souvent un rôle de tampon, protégeant les plus faibles et désamorçant certaines situations explosives. Désormais, sans cette figure bienveillante, certaines décisions deviennent plus radicales, dictées par l’ambition, la jalousie ou la peur. Les histoires d’amour et les alliances se compliquent, renforçant le sentiment d’imprévisibilité qui s’installe dans la série.
Pour les spectateurs, La Promesa entre ainsi dans une nouvelle phase. Le ton se fait plus intense, moins chaleureux, mais aussi plus audacieux. Les débats se multiplient autour de la manière dont la série saura préserver son identité tout en se réinventant. Le départ d’Enrique Fortún, vécu comme une perte majeure, agit finalement comme un catalyseur : il oblige la fiction à évoluer, à prendre des risques et à redéfinir son équilibre, tout en laissant derrière lui le souvenir d’un personnage devenu, pour beaucoup, inoubliable.