La Promesa – Curro défie le marquis : l’amour en rébellion et la quête d’un honneur perdu


La Promesa – Curro défie le marquis : l’amour en rébellion et la quête d’un honneur perdu

Dans La Promesa, l’intrigue atteint un nouveau sommet dramatique lorsque Curro et Ángela reviennent au palais des Luján avec une détermination farouche. Leur séjour loin de La Promesa, à l’abri dans une cabane isolée, n’était pas une fuite sans lendemain, mais une tentative désespérée de se sauver l’un l’autre. Ils en reviennent changés, plus conscients que jamais que leur amour ne pourra survivre que s’ils affrontent enfin ceux qui contrôlent leur destin. Leur objectif est clair : se battre pour leur relation et empêcher le mariage imposé avec Lorenzo, qui plane toujours comme une menace.

Depuis l’événement tragique qui a marqué Ángela à jamais, lorsque le désespoir l’a poussée au bord de l’irréparable, Curro a compris que rester passif équivalait à la condamner. Cette journée a agi comme un électrochoc. Sans prévenir personne, il a décidé de l’emmener loin du palais, convaincu que l’éloignement était la seule manière de la protéger de la pression, des intrigues et des regards oppressants. Pendant un temps, ce choix semble porter ses fruits : Ángela retrouve peu à peu un semblant de sérénité, et leur amour, loin des murs étouffants de La Promesa, respire enfin.

Mais cette parenthèse ne peut durer. Tous deux savent qu’ils ne peuvent pas rester éternellement cachés. Leur retour au palais est donc chargé d’espoir, mais aussi d’appréhension. Ils ne sont plus les mêmes qu’avant leur fuite : désormais, ils refusent de se laisser dicter leur avenir. Curro revient avec la ferme intention de se faire entendre, tandis qu’Ángela, bien que toujours fragile, se montre déterminée à ne plus se laisser écraser par les décisions des autres.

Cependant, à peine installés, la réalité les rattrape brutalement. Le capitaine de la Mata, fort du diagnostic rassurant concernant l’état mental d’Ángela, n’entend pas renoncer à ses plans. Pour lui, la situation est simple : puisque la jeune femme va mieux, rien ne s’oppose désormais à fixer une nouvelle date pour son mariage avec Lorenzo. Cette annonce agit comme un coup de massue. Les promesses de liberté faites à Ángela semblent soudain s’effondrer, remplacées par la froide logique des conventions et de l’autorité masculine.

Submergée par la frustration et l’impuissance, Ángela laisse éclater sa colère. Elle se retourne contre Curro, non pas par manque d’amour, mais parce que la peur et la fatigue émotionnelle prennent le dessus. Elle lui reproche implicitement l’échec de leur plan, l’illusion d’un bonheur possible qui semble leur échapper encore une fois. Cette confrontation est douloureuse, chargée de silences lourds et de mots qui blessent. Pourtant, loin de briser Curro, elle provoque chez lui une réaction inattendue.

Touché dans son orgueil et dans ses convictions, Curro comprend qu’il ne peut plus se contenter de demi-mesures. Cette dispute agit comme un déclencheur. Il décide alors de faire ce qu’il n’avait jamais osé auparavant : affronter directement le marquis de Luján. Pour la première fois, il cesse de baisser la tête et revendique haut et fort ce qu’on lui a arraché. Il exige de récupérer immédiatement son statut, convaincu que sans cela, il n’a aucune chance de protéger Ángela ni de s’opposer au mariage imposé.

La confrontation avec le marquis est tendue, presque explosive. Curro ne parle plus comme un simple subalterne ou un jeune homme soumis à l’autorité. Il s’exprime avec une colère contenue, mais déterminée, rappelant les injustices qu’il a subies et les sacrifices qu’on lui a imposés. Sa demande n’est pas seulement une question d’orgueil personnel : elle est directement liée à son amour pour Ángela. Il sait que sans reconnaissance officielle, il restera impuissant face aux décisions prises au-dessus de lui.

Le marquis, surpris par cette audace soudaine, tente d’abord de reprendre le contrôle de la situation par son autorité habituelle. Mais quelque chose a changé. Curro n’est plus le même homme. Sa voix tremble parfois, mais son regard ne fuit pas. Cette scène marque un véritable tournant : pour la première fois, l’équilibre des forces semble vaciller, même si l’issue reste incertaine.

Pendant ce temps, Ángela observe ces événements avec un mélange d’espoir et de peur. Voir Curro se battre ainsi pour elle ravive son amour, mais elle sait aussi que défier le marquis peut avoir des conséquences terribles. Elle est tiraillée entre la gratitude, la culpabilité et la crainte de provoquer la chute de celui qu’elle aime. Son combat n’est pas seulement contre un mariage arrangé, mais contre un système qui la considère comme un objet de négociation.

Ce chapitre de La Promesa se conclut sur une tension extrême. Rien n’est encore résolu. Le mariage avec Lorenzo reste une menace bien réelle, et la décision du marquis concernant la demande de Curro demeure en suspens. Une chose est certaine, cependant : Curro et Ángela ont cessé de fuir. Désormais, ils affrontent leurs ennemis à visage découvert, conscients que leur amour ne survivra qu’au prix d’un combat acharné, où chaque victoire pourrait se payer très cher.