Una nueva vida Derrière les lumières de la fête Korhan : la demande en mariage qui révèle l’amour le plus impossible

 

Derrière les lumières de la fête Korhan : la demande en mariage qui révèle l’amour le plus impossible


La demeure Korhan s’illumine comme jamais pour célébrer un événement que tous attendaient avec impatience : la demande officielle en mariage d’Abidin et d’Aysel. Dans l’annexe de la somptueuse maison, les guirlandes brillent, la musique traditionnelle résonne et les invités se laissent emporter par l’ambiance festive. Les chants s’élèvent, les verres s’entrechoquent et les sourires semblent sincères. À première vue, tout respire le bonheur et la promesse d’un avenir radieux pour le couple.

Pourtant, derrière cette façade joyeuse, l’émotion est bien plus complexe. Abidin, au cœur même de la célébration, joue son rôle avec une politesse irréprochable. Il serre des mains, remercie pour les félicitations et respecte chaque rituel imposé par la tradition. Mais son regard, lui, trahit une vérité bien différente. Ses yeux semblent ailleurs, perdus dans un océan de regrets et de sentiments inavoués. Son sourire ne parvient jamais à atteindre son regard, comme si son âme refusait de participer à cette fête censée marquer le plus beau jour de sa vie.

Car au fond de lui, Abidin le sait : son cœur n’appartient pas à Aysel. Malgré toute la bienveillance et la douceur qu’elle lui offre, elle n’est pas celle qui fait battre son cœur. Celle qu’il aime réellement se trouve tout près, mais infiniment loin à la fois. C’est Suna, la femme qu’il n’a jamais cessé d’aimer en silence, celle qu’il a laissée lui échapper sans jamais oser se battre ouvertement pour elle. En acceptant cette union, Abidin enterre ses propres sentiments, convaincu qu’il n’a plus le droit d’espérer un autre destin.

La fête continue, portée par l’enthousiasme des invités qui ne soupçonnent rien du drame intérieur qui se joue sous leurs yeux. Tous voient en Abidin et Aysel un couple solide, équilibré, presque idéal. Ils applaudissent cette alliance comme une évidence, ignorant que cette demande en mariage repose davantage sur le renoncement que sur l’amour véritable.

Non loin de là, loin des rires et de la musique, Suna vit la soirée comme une épreuve insupportable. Isolée dans sa chambre, elle s’appuie contre la fenêtre, laissant le froid du verre contraster avec le tumulte de ses émotions. Chaque note de musique qui parvient jusqu’à elle est une piqûre douloureuse. Chaque chant célébrant l’union d’Abidin et d’Aysel lui rappelle ce qu’elle a perdu… ou plutôt, ce qu’elle n’a jamais eu le courage de défendre.

Les larmes coulent sur son visage alors qu’elle repense aux erreurs du passé. Elle se reproche son silence, son orgueil, et cette incapacité à dire la vérité au moment où cela aurait tout changé. Suna sait que si elle avait été honnête avec Abidin, si elle avait osé avouer ses sentiments, peut-être que cette soirée n’aurait jamais existé. Mais désormais, il est trop tard. Elle est prisonnière d’un mariage qu’elle n’a jamais désiré, enfermée dans une vie qui ne lui ressemble pas, tandis que l’homme qu’elle aime s’apprête à s’engager avec une autre.

La douleur de Suna est d’autant plus profonde qu’elle se vit dans la solitude la plus totale. Elle n’a personne à qui confier son chagrin, personne pour entendre ce cri silencieux qui résonne dans son cœur. Elle écoute la fête comme on écouterait un adieu, consciente que chaque minute qui passe rapproche Abidin d’un avenir dans lequel elle n’a plus sa place.

Pendant ce temps, au milieu des convives, Ferit observe la scène avec une émotion particulière. Avant la cérémonie, il a partagé un moment d’une sincérité rare avec Abidin. Dans une confession chargée d’affection et de loyauté, Ferit lui a ouvert son cœur, lui rappelant à quel point leur lien dépasse la simple amitié. Il lui a dit ce qu’il n’avait peut-être jamais exprimé aussi clairement : Abidin est pour lui comme un frère. Ces mots, prononcés avec une profonde tendresse, ajoutent encore plus de poids à la décision d’Abidin, qui se sent désormais obligé d’aller jusqu’au bout, même si cela signifie renoncer à son propre bonheur.

La demande en mariage se déroule finalement sous les applaudissements et les bénédictions. Aysel, émue et confiante, accepte la main d’Abidin sans se douter de la tempête émotionnelle qui se cache derrière son apparente sérénité. Pour elle, ce moment est sincère, porteur d’espoir et de promesses. Pour Abidin, il marque surtout la fin définitive d’un amour qu’il n’a jamais cessé de porter en lui.

Cette nuit-là, la mansión Korhan est le théâtre d’un contraste saisissant : d’un côté, la joie collective, la tradition et l’illusion d’un bonheur parfait ; de l’autre, deux âmes brisées qui s’aiment en silence, condamnées à se perdre encore une fois. La fête s’achève, les lumières s’éteignent peu à peu, mais la douleur, elle, reste intacte.

Ce qui devait être une célébration devient ainsi l’un des moments les plus tragiques de cette histoire. Car sous les chants et les sourires, se cache la plus douloureuse des vérités : parfois, l’amour le plus fort est celui que l’on n’a jamais su vivre, et certaines fêtes ne sont que le masque éclatant d’un immense chagrin.